NOUVEAU THÈME :
J'ai précédemment effectué divers articles sur les trois pays baltes que je trouve fascinant. il manquait à cette étude la description des trois capitales, Vilnius, Riga et Tallinn. voici d'abord mes impressions sur RIGA capitale de la LETTONIE.

REMARQUE
. Tous les articles de ce blog ont été rédigés par moi-même sans emprunt littéral à d'autres auteurs, ils sont le fruit d'une documentation personnelle amassée au cours des ans et présentent ma propre vision des choses. Après tout, mon avis en vaut bien d'autres.
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vendredi 31 octobre 2014

En prélude à la transverbération de sainte-Thérèse du Bernin : LA VIE DE THÉRÈSE D'AVILA

Avant de décrire la statue du BERNIN et la chapelle Cornaro qui lui sert d'écrin et avant de montrer à quel point cette réalisation est exceptionnelle,  il convient de rappeler qui était sainte Thérèse d'Avila.

SAINTE THERESE D'AVILA (1512-1582)
On connaît bien cette sainte grâce à deux ouvrages qu'elle écrivit au soir de sa vie, son AUTOBIOGRAPHIE décrivant son itinéraire spirituel et le CHÂTEAU INTÉRIEUR OU LES DEMEURES DE L'AME datant de 1577 qui témoigne de cet itinéraire spirituel pour l'instruction des carmélites déchaussées, branche réformée de l'ordre des Carmes qu'elle avait fondée.

Pour évoquer l'itinéraire spirituel de Thérèse sans le travestir, j'assortirai mes propos de nombreuses citations tirées de son autobiographie, ce sont les textes en italiques.

Selon son autobiographie, on peut distinguer deux phases dans sa vie.

La première dure jusque 1544 : enfant pieuse, elle entra au Carmel d'Avila à 18 ans sur la recommandation d'une parente. Peu à peu et en particulier suite à une longue maladie,  elle se détache, en pensée plus qu'en actes,  de la pratique de la prière et de la méditation qui constitue l'essentiel de la règle de l'ordre. Selon sa biographie, elle reste aux yeux du monde une religieuse irréprochable mais elle ne cherche plus ce chemin qui pouvait la conduite vers Dieu.

Bientôt, de passe-temps en passe-temps, de vanité en vanité, d'occasion en occasion, je me laissai entraîner à de si grands dangers et à une telle dissipation, que j' avais honte d’user avec Dieu de la familière amitié de l’oraison. Une autre cause m'en détournait encore. Je tombai alors dans le plus terrible piège que le démon pouvait me tendre : me voyant si infidèle, je commençai, sous prétexte d'humilité, à craindre de faire oraison ( prier) . Il me semble qu'étant une des plus imparfaites, il valait mieux suivre le plus grand nombre et me contenter des prières vocales auxquelles j'étais obligée; digne de partager la société des démons, je ne devais plus prétendre à cet entretien céleste et à un commerce si intime, avec Dieu.

LA CONVERSION

En 1544 selon ses biographes, il se produit chez elle une brutale mutation qu'elle raconte dans son autobiographie :

" il arriva un jour qu'entrant dans un oratoire, j'aperçus une image de Jésus-Christ couvert de plaies, qui se trouvait là pour être exposée dans une fête prochaine. Elle était si touchante, c'était une représentation si vive de ce que Notre-Seigneur endura pour nous, qu'en voyant le divin Maître dans cet état, je me sentis profondément bouleversée. Au souvenir de l'ingratitude dont j'avais payé tant d'amour, je fus saisie d'une si grande douleur qu'il me semblait sentir mon cœur se fendre. Je tombai à genoux près de mon Sauveur, en versant un torrent de larmes, et je le suppliai de me fortifier enfin de telle sorte que je ne l'offense plus désormais."

Ainsi, à la vue du Christ flagellé, elle mesure à quel point elle s'est trompée dans sa vie de carmélite : alors que le Christ a enduré des souffrances indicibles pour le salut des hommes, elle ne pratique plus qu'une dévotion extérieure sans rechercher à s'élever vers Dieu par la méditation.

À la suite de cette révélation, qui ne semble pas avoir été une vision, Thérèse effectue une profonde mutation en elle :
     . Elle décide de changer de vie et de renoncer à toutes les incitations de ce monde qu'elle assimile à l'influence du démon,
     . Elle quitte le couvent des carmes où elle se trouvait parce qu'elle considère que le relâchement dont elle fut, en quelque sorte, la victime, était dû à l'abandon de nombreux préceptes de la règle primitive ; accompagnée de quelques novices, elle s'installe dans une maison d'Avila où elle rétablit cette règle, dite de saint Albert, dans toute sa rigueur : cellules individuelles permettant la prière (oraison) et la méditation, silence, vie de mendicité et de pauvreté... En signe de cette pauvreté mise en avant, elle retire ses confortables chaussures, ce qui vaudra à l'ordre réformé  le titre de " Carme déchaussé".

Désormais, la vie de Thérèse prit trois aspects :
    . Elle lutta pour réussir à convaincre les autorités religieuses de reconnaître l'ordre qu'elle avait réformé.
    . Elle devint fondatrice de couvents : d'abord de couvents de femmes, puis elle réussit à convertir à ses idées le futur saint Jean de la Croix qui créa des couvents d'hommes suivant la règle modifiée par Thérèse.
    . Surtout, elle devint une mystique ayant des visions extatiques. C'est cette dernière caractéristique que je décrirai dans les articles qui vont suivre...

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