NOUVEAU THÈME :
J'ai précédemment effectué divers articles sur les trois pays baltes que je trouve fascinant. il manquait à cette étude la description des trois capitales, Vilnius, Riga et Tallinn. voici d'abord mes impressions sur RIGA capitale de la LETTONIE.

REMARQUE
. Tous les articles de ce blog ont été rédigés par moi-même sans emprunt littéral à d'autres auteurs, ils sont le fruit d'une documentation personnelle amassée au cours des ans et présentent ma propre vision des choses. Après tout, mon avis en vaut bien d'autres.
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mardi 14 octobre 2014

LE BERNIN (6) : APOLLON ET DAPHNÉ. (suite)

Daphné est sculptée de manière magistrale avec trois caractéristiques principales :

   . D'abord au niveau de la représentation de son corps : alors qu'elle est en pleine course, elle se trouve face à quelque chose d'imprévu qui va brutalement l'arrêter : le corps est représenté cambré comme s'il  tentait de réagir pour rétablir son équilibre face à cette immobilisation de ses jambes qui la gagne ; dans le même dessein, elle lève les bras, peut-être pour supplier Apollon de la laisser mais plus surement  pour se protéger lors de la chute qu'elle ressent comme inévitable lorsque son corps basculera en avant.

   . Le visage manifeste un effroi indicible manifesté par ses yeux levés  et surtout par la bouche grande ouverte déformée par la peur. Cette peur est due tout autant au fait que le dieu l'ait attrapée et dont elle sent l'haleine brûlante sur sa nuque qu'à son incompréhension de ce qui lui arrive : pourquoi son corps refuse t'il de lui obéir ? En effet, si on lit Ovide, Daphné, quand elle s'adresse à Penée, lui dit : ô mon père, secourez-moi ! ô terre, ouvre-moi ton sein, ou détruis cette beauté qui me devient si funeste". En aucun cas, elle ne demande à se métamorphoser en arbre. On comprend alors qu'elle n'a aucune idée de ce qui se passe réellement.

   . La métamorphose est représentée de manière si extraordinaire que l'on semble pouvoir la suivre comme s'il s'agissait d'une scène animée :
         . L'écorce (1)  de l'arbre semble se développer dans tous les sens, elle enserre déjà complètement une jambe et s'apprête à recouvrir l'autre. L'écorce atteint le bas du dos (2) ainsi que le ventre (3) ; en regardant la statue attentivement, on ressent l'impression que l'écorce est en mouvement et progresse pour recouvrir le corps.
         . Des doigts de son pied poussent des racines qui vont atteindre le sol (4).
         . Des ongles des deux mains se développent des branches déjà couvertes de feuilles (5), de même que pour le mouvement de l'écorce, on a l'impression de voir les branches grandir et former feuillage.
         . Enfin, la terminaison des  cheveux se transforme en branches feuillues, (6) la métamorphose commence par cette terminaison pour progresser vers la racine des cheveux.

Ajoutons que cette métamorphose correspond mot pour mot au texte d'Ovide : " ses membres s'engourdissent; une écorce légère presse son corps délicat; ses cheveux verdissent en feuillages; ses bras s'étendent en rameaux; ses pieds, naguère si rapides, se changent en racines, et s'attachent à la terre : enfin la cime d'un arbre couronne sa tête et en conserve tout l'éclat." 

On trouve certes dans l'art hellénistique des visages manifestant l'effroi, des formes contournées figurant des combats ( c'est le cas par exemple du Laocoon ) mais, à ma connaissance, aucune sculpture n'a jamais réussi à rendre quasiment vivante une métamorphose.

La renommée de GIAN LORENZO BERNINI fut telle à ce moment que le Pape Urbain VIII décida de lui confier une tâche  grandiose, la construction d'un édifice au dessus de l'autel de la basilique saint Pierre, ce sera le BALDAQUIN DE SAINT PIERRE.

Avant d'évoquer cette œuvre, il convient de rappeler les grands épisodes de l'édification de la basilique Saint- Pierre.

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