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. Tous les articles de ce blog ont été rédigés par moi-même sans emprunt littéral à d'autres auteurs, ils sont le fruit d'une documentation personnelle amassée au cours des ans et présentent ma propre vision des choses. Après tout, mon avis en vaut bien d'autres.
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lundi 19 juin 2017

Le bonheur selon Epicure (5)

Suite de l’article précédent

Il n’est pas besoin de la lettre à Ménécée pour imaginer ce que sont les plaisirs vains tant les exemples sont nombreux dans notre monde actuel. J’ai évoqué dans une série d’articles précédents (1 ) ces plaisirs vains en montrant qu’ils créent un esclavage des désirs et qu’il s’établit  un engrenage inéluctable pour qui n’y prend pas garde

J’avais aussi montré que cet engrenage se produisait selon un processus en deux phases :
     . On ressent un désir impérieux et on est obnubilé par la concrétisation de ce désir ; tant qu’il n’est pas satisfait, on éprouve une vive douleur.
     . Lorsque ce désir est satisfait, on est heureux pour quelques instants mais, très vite, on s’habitue à cette situation ; c’est alors que survient un nouveau désir et on se retrouve dans le cas précédent.

J’en avais conclu que cet engrenage aboutissait à  la perte progressive de sa liberté. Epicure lui donne une autre dimension en montrant que les plaisirs vains  entravent toute quête de l’ataraxie et annihile tout espoir de trouver le bonheur.

Cette idée d’Epicure se justifie encore parfaitement à notre époque : combien est malheureux un homme qui s’est acheté la voiture de ses rêves et qui constate que son voisin a acheté une voiture plus performante que la sienne ! il fera tout pour tenter de se débarrasser de cette voiture et désirer ardemment de faire mieux que son voisin. Combien aussi est malheureux un politicien recherchant toujours plus de puissance quand il est battu aux élections ou un homme d’affaire voyant baisser le cours de ses actions… Pour être sage en atteignant le bonheur, il faut s’abstraire de tout ce qui peut conduire à des plaisirs vains : envie, orgueil, recherche de la jouissance, avarice, luxure car ils interdisent tout accès à l’ataraxie.

Ainsi, pour Epicure, Le bonheur ne peut se concevoir que dans une vie où on se contente de ce que l’on a, où on sait goûter intensément mais avec modération à tous les plaisirs qu’offre la vie : RIEN DE TROP,

(1)LA LIBERTÉ PAR LA CONNAISSANCE DE SOI

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