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vendredi 28 juillet 2017

L'île de Saint Martin aux Antilles (15) : l'époque précolombienne.

LE NEOINDIEN ANCIEN

Il se caractérise par l’apparition de la céramique dont l’époque mesoindienne était dépourvue. C’est par l’étude de ces céramiques  que les archéologues ont déterminé plusieurs époques chronologiques : à Saint Martin, le NEOINDIEN est divisé en deux grandes phases : NEOINDIEN ANCIEN  (de -400 à + 700) et NEOINDIEN RÉCENT ( de 700 à 1600).

A Saint Martin, le NEOINDIEN ANCIEN est à son tour subdivisé en deux périodes  selon le même critère de caractéristiques des céramiques :
    . Le HUECAN SALADOIDE,
    . Le CEDROSAN SALADOIDE.

Une explication de mot s’impose car elle permet d’esquisser une chronologie du NEOINDIEN :
     . Le terme de SALADOIDE est dérivé de la fouille de Saladeros au Venezuela. C’est là que l’on trouve les traces les plus anciennes de cette civilisation. De ce fait, on peut imaginer que les Néoindiens sont venus du continent sud-américain et se sont déplacés vers les Antilles passant d’îles en îles en y apportant leur culture. L’origine de ces mouvements migratoires n’est évidemment pas établie : on peut penser à une surpopulation des sites d’origine, à des modifications climatiques, économiques ou sociales. Il se peut aussi qu’un autre facteur ait joué comme le montre l’étude des paléosols de Saint Martin avec l’apparition d’un climat plus humide aux Antilles et donc plus favorable aux hommes.
     . Le terme de CEDROSAN (du site de Cedros à Trinidad) montre une variante  du style SALADOIDE que l’on  trouve d'abord dans les îles antillaises méridionales ; c’est ce style que l’on trouvera à Saint Martin et qui restera homogène jusqu’à la fin de la période. A cet égard, à Saint Martin, selon les archéologues, ce style subira si peu de transformations qu’il leur semble inutile d’établir des divisions à l’intérieur de celui-ci
   . Le troisième terme HUECAN tire son nom de la fouille de La Hueca, un site de Porto-Rico, cette céramique, comme je l’indiquerai plus tard, est plus simple et moins variée de celle du cedrosan-saladoide .

La présence de ces poteries Huecan antérieurement à la céramique Cedrosan-Saladoide pose de nombreuses interrogations :
          . En premier lieu, il convient de faire remarquer que l’île de Saint Martin se trouve à la jonction des petites Antilles et des grandes Antilles et donc qu’il a pu se produire des influences venues à la fois du Sud et du Nord-Ouest.
          . On pourrait alors envisager que deux influences culturelles  se soit produites, l’une en provenance des grandes Antilles, l’autre venant ensuite de la côte du nord de l'Amérique du sud via les petites Antilles.
          Une autre interrogation concerne l’origine de cette civilisation apparue à Porto-Rico ? Les archéologues sont divisés à ce sujet : les uns pensent qu’il s’agit d’une culture autonome née aux grandes Antilles par une évolution in situ (ce qui les a amenés à qualifier ses poteries de HUECOIDE), les autres pensent que cette civilisation n’est qu’une composante de la civilisation Saladoide venue du Sud, (ce qui les a conduits à utiliser le terme de HUECAN-SALADOIDE). Ils arguent qu’il existe une étroite parenté entre les styles de céramiques HUECAN et CEDROSAN et entre le mode de vie des néoindiens des deux périodes pour appuyer leur dire.
     . Enfin, on peut remarquer à HOPE ESTATE qui me servira de critère pour cette étude, qu'il existe selon les archéologues, un hiatus chronologique important entre les deux époques : le HUECAN SALADOIDE dure de -200 à -100, le CEDROSAN SALADOIDE de +100 à + 700.

Il est difficile dans ces conditions de conclure !

prochain article : le site de HOPE ESTATE

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