NOUVEAU THÈME :
J'ai précédemment effectué divers articles sur les trois pays baltes que je trouve fascinant. il manquait à cette étude la description des trois capitales, Vilnius, Riga et Tallinn. voici d'abord mes impressions sur RIGA capitale de la LETTONIE.

REMARQUE
. Tous les articles de ce blog ont été rédigés par moi-même sans emprunt littéral à d'autres auteurs, ils sont le fruit d'une documentation personnelle amassée au cours des ans et présentent ma propre vision des choses. Après tout, mon avis en vaut bien d'autres.
. Toutes les citations de mes articles proviennent de recherches sur les sites gratuits sur Internet

dimanche 30 juillet 2017

L'île de Saint Martin aux Antilles (16) : l'époque précolombienne.

LE NEOINDIEN RECENT (suite) 

Le site de HOPE ESTATE se trouve pas au bord immédiat du littoral mais à deux kilomètres de celui-ci. Il est établi au pied des mornes volcaniques sur un plateau encadré de deux ravins dont l’un porte une rivière intermittente en saison sèche et plus fournie en saison humide ce qui permet les approvisionnements en eau. En outre, la position du village au pied de relief fait qu’il est plus arrosé que la côte. Le site a été choisi d’emblée et délibérément par les neoindiens, ce qui peut faire penser à une volonté défensive.

Sur ce plateau s’est développé le village. Il comporte deux zones concentriques :
   . Dans celle du centre ont été trouvés 136 trous de poteaux devant correspondre à des supports d’habitations ;  il est difficile, à partir de ces découvertes, de reconstituer les plans des maisons  (sans doute ovale) ni leur organisation spatiale (place centrale où habitat établi sans plan ?) ;  par contre on peut penser qu’il s’agit d’un habitat permanent et sédentaire. Sur cette zone centrale, on a retrouvé 17 fosses d’inhumation, ainsi que des dépôts enterrés d’objets ou d’animaux sans doute à des fins prophylactiques témoignant des activités domestiques et des moyens techniques du village. Dans les tombes, les corps sont représentés en position fœtale, certains ont conservé leurs connexions anatomiques, ce qui permet de penser qu’ils étaient emmaillotés ; quelques tombes ont livré des offrandes, poteries, pendeloques, amulettes…
   . Tout autour de l’aire d’habitation se trouvent des dépotoirs où les habitants rejetaient leurs déchets. Le grand intérêt du site de HOPE ESTATE est de fournir des séries continues pendant toute la période d’occupation en particulier sur la période HUECAN peu attestée ailleurs, cela permet à la fois de comparer les céramiques des deux périodes mais aussi de reconstituer quelques pans de la vie quotidienne des neoindiens. Dans cette zone des dépôts se trouvent aussi quelques tombes. Les déchets industriels représentent 75 à 80% des rejets, cependant il convient de relativiser ce chiffre puisque les rejets alimentaires se sont, pour la plupart, décomposés.

Les matières premières utilisées pour la confection des outils sont peu différentes de celles décrites pour la période mesoindienne
   . On trouve d’abord du silex importé comme précédemment, il permet de produire des éclats qui sont livrés après débitage sans retouche, l’essentiel étant que ces lames soient tranchantes. On peut penser qu’elles étaient utilisées après avoir été emmanchées pour servir d’outils à tout faire. Pour les fabriquer, il est probable que l’on utilisait des galets servant de percuteurs.
   . Le silex n’est cependant pas le seul matériel lithique utilisé, on use aussi, comme précédemment,  la pierre locale pour fabriquer des meules, des mortiers et pilons. Deux de ces roches sont même exploitées dans des sites spécialisés : la cherotuffite pour la fabrication des haches et la calcitudite avec laquelle on sculpte des zemis, ces curieuses « pierres à trois pointes » que l’on retrouve dans toutes les Antilles pour être utilisées à des fins prophylactiques et rituelles. Ces zemis ne sont présents que dans les couches cedrosan-saladoide. On retrouve aussi des objets fabriqués en pierres semi-précieuses pour la fabrication d’ornements.
   . Les neoindiens utilisent aussi, comme précédemment, le corail et les coquilles de lambis afin de fabriquer des lames mais aussi des perles et pendeloques. On trouve aussi des coquilles évidées qui pouvaient servir de cuillères.
   . Enfin, la terre est utilisée pour la fabrication de céramiques.

A suivre,,, le site de Hope Estate

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