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samedi 1 juillet 2017

L'île de Saint Martin aux Antilles (3)


Suite de l'article précédent 

En ce qui concerne l’ECONOMIE, on retrouve à Saint Martin, les caractéristiques habituelles rencontrées dans toutes les îles des Antilles ; saint Martin possède cependant une particularité notable, celle de disposer de lagunes permettant la production de sel. L’exploitation du sel dura pendant toute la période comprise entre l’installation des hollandais jusqu'au milieu du 20ème siècle.

Au niveau de l'évolution de l’agriculture, on peut discerner trois phases principales
 :
   . Les premiers colons cultivent le tabac, l’indigo et le coton ainsi que les productions vivrières,

   . En 1656, les colons hollandais chassés du Brésil s’installent à Saint Martin (ainsi qu’à la Guadeloupe) et y introduisent la culture de la canne à sucre dont ils maîtrisent parfaitement l’exploitation. Comme ailleurs, la culture de la canne à sucre conduira à la mise en place du système esclavagiste : en 1775 on dénombre 300 blancs (23% de la population) et 1000 esclaves ; en 1784, on compte 500 blancs (16% de la population totale) contre 2500 esclaves. Le développement de l’industrie du sucre fut entravé par les guerres et ne prit son essor que dans les dernières années du 18ème siècle : en 1786, 24 sucreries exploitent 1000 hectares et produisent 875 tonnes de sucre par an.

   . Le déclin de la culture de la canne à sucre s’effectua progressivement : l’abolition de l’esclavage (1848 dans la partie française, 1863 dans la partie hollandaise) amena les petits planteurs à payer leurs anciens esclaves comme ouvriers agricoles, ce qui eut pour effet d'augmenter les coûts  d'exploitation ;  ensuite, la concurrence des grandes plantations et la chute des cours entraînèrent l’abandon de la culture sucrière : la dernière sucrerie est fermée en 1913.

Pour pallier à la disparition des bénéfices provenant des productions de sucre et de sel, les habitants de Saint Martin  qui bénéficiaient déjà de la franchise portuaire se tournèrent vers le tourisme. Celui-ci est devenu la principale source de revenus de l’île.

A suivre

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