NOUVEAU THÈME :
J'ai précédemment effectué divers articles sur les trois pays baltes que je trouve fascinant. il manquait à cette étude la description des trois capitales, Vilnius, Riga et Tallinn. voici d'abord mes impressions sur RIGA capitale de la LETTONIE.

REMARQUE
. Tous les articles de ce blog ont été rédigés par moi-même sans emprunt littéral à d'autres auteurs, ils sont le fruit d'une documentation personnelle amassée au cours des ans et présentent ma propre vision des choses. Après tout, mon avis en vaut bien d'autres.
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jeudi 21 décembre 2017

LITUANIE (17) : la préservation de la culture nationale

LA PRÉSERVATION DE LA CULTURE LITUANIENNE

Dans les conditions où s’est déroulé son histoire, la question se pose, comme en Lettonie et en Estonie, de savoir comment la Lituanie a pu préserver son identité et se développer en tant que Nation

Selon moi,  trois phases se différencient nettement dans cette lente élaboration :

La première va des ORIGINES DU PEUPLE LITUANIEN A LA CONSTITUTION DU GRAND-DUCHÉ DE LITUANIE en tant que pouvoir politique émergeant au 13ème siècle. À cette époque, les lituaniens utilisent une langue originale dérivée du fonds indo-européen ; cette langue reste essentiellement orale et sans écriture. Il existe aussi une base culturelle dérivée en particulier de la religion traditionnelle.

On connaît très peu cette religion sinon par quelques chroniqueurs ; ainsi, Pierre de Duisbourg écrit : « Les Prusses (Lituaniens païens, habitants de l’ancienne Prusse) ne possédaient la notion de Dieu des Chrétiens. Et comme ils ne connaissaient ce Dieu, ils vénéraient comme Dieu toute créature et élément naturel : le soleil, la lune, les étoiles, le tonnerre, les oiseaux, les animaux, jusqu’au crapaud. Ils avaient des forêts, des champs et des eaux sacrées; on ne pouvait pas couper ces forêts, ni labourer ces champs, ni pêcher dans ces eaux. »

Un autre chroniqueur, Simon Grunau, raconte que, chez les prussiens, il existe un lieu sacré autour d’un chêne toujours vert, hiver comme été ; sous l'arbre, se trouvent les effigies de trois dieux : Perkinas (éclair, tonnerre mais aussi pluies, montagne et chênes), Pechols (monde souterrain) et Potumpo (Dieu agraire). Selon ces récits, le culte des arbres était une des bases de la civilisation ancienne, il était interdit de les arracher ;  ils étaient l’objet d’un culte et  aussi le lieu de séjour des âmes des morts et des esprits. Il a d’ailleurs suffit aux chrétiens de poser une croix sur un de ces arbres sacrés pour favoriser l'assimilation entre les deux religions.

Ce passé mythique survit, en dépit de la christianisation, sous la forme d’épopées  (par exemple, sur la fondation de Vilnius par Gediminas) mais aussi  des dainos, ces chants traditionnels transmis oralement de générations en générations. Ces poésies reprenaient des éléments émanant des mythes anciens, souvent sans savoir quel était leur signification primitive. Pour le montrer, on peut prendre l’exemple du début d’un dainos recueilli par le linguiste Ferdinand de Saussure :

J’ai semé trois fois neuf poignées de rues (1)
De ces neuf, pas un ne germa,
Mais il germa un chêne vert
Avec neuf branches,
Eh ! Il est debout, il tremble le chêne vert.

Ce poème reprend le mythe du chêne vert qui doit provenir des traditions ancestrales sans que, probablement, celui qui récitait ce poème en ait conscience.

Les dainos pouvaient certes poser un problème quant à leur authenticité car il dût y avoir de nombreuses interactions avec les mythes des autres peuples voisins, cependant, faute de mieux, on peut considérer qu’ils représentent le fonds de la première culture lituanienne.

Une telle évolution avait été également remarquée en Lettonie et en Estonie dont la culture primitive fut également transmise par le biais des mythes et des dainas.

1-herbacée aux fleurs de couleur jaune. 

Pour noël, j'interromprai provisoirement cette évocation de la culture lituanienne pour écrire trois articles à cette grande fête. 




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