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lundi 25 décembre 2017

NOËL (2) : la Nativité de Rembrandt (1624)

Dans l’article précédent consacré à la crèche de Greccio, j’ai déterminé quelques mots qui, selon moi, donnent sa signification à la  célébration de Noël  voulue par François d’Assise :  d’une part, humilité, pauvreté et  simplicité et d’autre part, allégresse, joie, fête et ferveur.

J’ai voulu rechercher parmi toutes les peintures ayant trait à la Nativité ou à l’adoration des bergers, celles de qui émaneraient les mêmes impressions. Je me suis alors aperçu que ces crèches étaient assez peu nombreuses. En effet, la plupart du temps, les artistes ont essayé, sur leurs tableaux, de glorifier la venue du Rédempteur et ainsi témoigner de la bienveillance de Dieu envers les hommes. Seule, l’époque baroque a, selon moi, su rendre la même impression que celle voulue par le Poverello qui appliquait à la lettre ce verset de l’Evangile de Mathieu (19-21) : « si tu veux être parfait, va, vend tout ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres… puis vient et suis-moi. »

La seule peinture vraiment explicite  que j’ai trouvée à cet égard, est un tableau de Rembrandt (1606-1669) dont je reproduit ci-dessous un extrait.


Au point de vue de sa composition, le tableau s’organise autour deux sources de lumière créant deux cercles de lumière :
   . La  lumière effective est donnée par la lanterne que tient le berger et par une bougie que tend Joseph pour éclairer l’enfant.
   . La lumière de la bougie éclaire si violemment l’enfant que Marie étend la main, comme pour le protéger de la luminosité. La bougie éclaire un cercle  comprenant Marie, Joseph et trois bergers agenouillés autour de la crèche .
   . La lumière de la lanterne éclaire les visages des quatre bergers formant un second cercle évidemment moins lumineux que le précédent.
Derrière la scène de la nativité, on aperçoit, dans l’ombre, la silhouette de la vache.

Si on considère maintenant la signification de ce tableau, on retrouve parfaitement l’ambiance voulue par saint François d’Assise, pauvreté, humilité et simplicité : le bâtiment qui abrite la crèche possède des murs qui semblent en ruines et comporte un toit très dégradé tenu par un pilier central. Les personnages respirent aussi l’humilité comme en témoignent leurs habits de bergers.

La joie et l’allégresse décrites par Thomas de Celano paraissent moins présentent sur le tableau de Rembrandt qu’à Grecchio ; ce qui domine, c’est l’apaisement, le calme, la ferveur et la quiétude induisant une  joie intérieure que l’on ressent en regardant, par exemple, les visages des bergers. Je suppose que le participant de la cérémonie du Grecchio dût avoir le même regard émerveillé quand il vit (ou crut voir) l’enfant dans la crèche.

Mon dernier article tentera d’élucider le problème du message de Noël dispensé par l’ange et qui commence par « paix sur la Terre.. »

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