REMARQUE
. Tous les articles de ce blog ont été rédigés par moi-même sans emprunt littéral à d'autres auteurs, ils sont le fruit d'une documentation personnelle amassée au cours des ans et présentent ma propre vision des choses. Après tout, mon avis en vaut bien d'autres.
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jeudi 18 janvier 2018

PAYS BALTES (4) un douloureux passé : la situation des paysans au 18è siecle


Au 18ème siècle, au moment de la conquête russe, prédominait un système de la propriété de la terre semblable à celui de la seigneurie féodale occidentale : les grands domaines étaient divisés en deux parties et comportaient :
     . Une réserve seigneuriale possédée par les « barons germano-baltes » mise en valeur par les corvées des paysans,
     . Des tenures paysannes cultivées par des paysans astreints au servage qui n'en possèdent que l’usufruit à défaut de droits de propriété. 

Ces serfs n' avaient aucun droit : ils étaient  attachés à la terre qu’ils ne pouvaient  pas quitter sans l’aval du propriétaire, celui-ci avait même le droit de les vendre ; en outre, ils ressortaient de la justice du grand propriétaire qui, en tant que seigneur, disposait des pouvoirs régaliens, ce qui leur interdisait de pouvoir se défendre face à la toute puissance de ce dernier.

la situation de la paysannerie tendit même à s’aggraver à  cette époque pour aboutir à une situation que l’on peut qualifier d’exécrable pour la paysannerie ; c'est ce que montrent les chiffres suivants : 
     . En 1758, 81% des terres cultivables appartiennent à de grands propriétaires en Livland (Livonie)   et 95% en Estland (Estonie) en 1774.
     . En 1780, 95% des paysans estoniens sont des serfs.

Cette aggravation s'explique par le fait  que les grands propriétaires  pouvaient  disposer des terres des serfs à leur convenance. Or, devant le constat que le système féodal est peu rentable, ils aspirent a récupérer  les tenures des paysans dont ils revendiquent la propriété pour agrandir leur réserve et la faire cultiver de préférence par des ouvriers agricoles sous-payés. Beaucoup de serfs deviennent ainsi des ouvriers agricoles en situation précaire.

à suivre
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