REMARQUE
. Tous les articles de ce blog ont été rédigés par moi-même sans emprunt littéral à d'autres auteurs, ils sont le fruit d'une documentation personnelle amassée au cours des ans et présentent ma propre vision des choses. Après tout, mon avis en vaut bien d'autres.
. Toutes les citations de mes articles proviennent de recherches sur les sites gratuits sur Internet

dimanche 11 février 2018

LES COLONNES VOTIVES DU 17ème SIÈCLE (7) La colonne trinitaire de la peste de Bratislava



Elle est érigée en 1713 au moyen d’une donation publique après la fin de l’épidémie de peste de 1712 qui fit, selon les documents de l’époque, 3860 victimes ; elle est postérieure à la Mariensaüle de Vienne érigée en 1647  mais aussi aux colonnes de la peste de Budapest et du Graben à Vienne. Si je la décrit juste après la Mariensaüle, c’est à cause de sa simplicité de structure, eu égard à la complexité des deux autres colonnes que j’évoquerai postérieurement.


Cette colonne comporte une organisation de l’espace semblable à celle de la Mariensaüle. Elle n’est cependant pas dédiée à tous les maux de l’époque mais uniquement à la reconnaissance exprimée par les habitants envers Dieu après que l’épidémie ait cessé :

     . En haut de la colonne se trouve représentée la Trinité (1), Elle est portée par un chapiteau composite à volutes.
     . En dessous, s’élève la colonne circulaire à fut lisse (2) sans aucune décoration, cette colonne, par sa sobriété, évoque tout autant l’inaccessibilité de Dieu que le monde céleste,
      . A la base de la colonne, une corniche triangulaire (3) sépare le monde céleste du monde des hommes ; la forme triangulaire de la corniche est à l’image du groupe trinitaire sculpté en haut de la colonne ;  à l’époque baroque en effet,  la Trinité est représentée généralement par un triangle dont les trois pointes figurent  les trois personnes divines
      . C’est sur cette base triangulaire que sont sculptés les trois intercesseurs (4) comme s’ils étaient descendus au niveau du monde des hommes pour recevoir leur prière. ils se substituent ici aux anges de la Mariensaüle
      . En dessous de la corniche sur le piédestal est évoqué le monde des hommes (5) sous la forme de trois panneaux sculptés.
       . Enfin, de part et d’autre de la colonne se trouvent deux autres sculptures (6) érigées sur un socle mais établies à un niveau plus bas que celles de la corniche. Ces deux statues ont peut être été ajoutée postérieurement à l’année de la dédicace de la colonne.

Le mouvement du regard du fidèle est conforme à celui de la Mariensaüle de Vienne : il s’élève d’abord vers le ciel pour constater l’inaccessibilité de Dieu et l’impossibilité de demander directement à Dieu la cessation de la peste. Ensuite, le regard se porte sur les intercesseurs, c’est eux que l’on remercie pour être intervenu auprès de Dieu pour porter leur prière.

à suivre

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire