NOUVEAU THÈME :
J'ai précédemment effectué divers articles sur les trois pays baltes que je trouve fascinant. il manquait à cette étude la description des trois capitales, Vilnius, Riga et Tallinn. voici d'abord mes impressions sur RIGA capitale de la LETTONIE.

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. Tous les articles de ce blog ont été rédigés par moi-même sans emprunt littéral à d'autres auteurs, ils sont le fruit d'une documentation personnelle amassée au cours des ans et présentent ma propre vision des choses. Après tout, mon avis en vaut bien d'autres.
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jeudi 15 mars 2018

LES COLONNES VOTIVES DU 17ème SIÈCLE (22) : : La Pestsaüle du Graben à Vienne

LA PARTIE INFÉRIEURE DU MONDE CÉLESTE, LE MONDE DES INTERCESSEURS
( suite de l'article précédent)

Pour expliquer les deux panneaux cantonnant l’écusson dédié au nom de l’Esprit saint de Dieu, le doigt qui écrit et le cœur enflammé, il faut se référer à ce que le Saint Esprit représente chez les chrétiens  : il est la force agissante de Dieu, dont Dieu se sert dans son activité créatrice, ; quand Dieu agit dans notre vie, il le fait par l’Esprit Saint ; c’est par  l’œuvre intérieure que l’Esprit Saint accomplit dans chaque croyant qu’il est sanctifié et qu’il pourra accéder au salut.

La mention du doigt de Dieu est notée dans l’exode, «  l’éternel donna à Moise les deux tables du témoignage de pierre, écrites par le doigt de Dieu », saint Augustin écrit : «  le doigt de Dieu, c’est l’esprit saint par lequel nous sommes sanctifiés ».

Le cœur enflammé est mentionné par Origène, un philosophe chrétien du 3ème siècle : « C’est lui qui en ouvrant les écritures « enflamme les cœurs des disciples de telle façon qu’ils disent : nos cœurs n’étaient-ils pas brûlants en nous pendant qu’il nous expliquait les écritures !  », Rappelons aussi que l’Esprit Saint se révéla aux apôtres par une flamme et que le cœur enflammé est un attribut habituel de saint Augustin.

Sur cette partie de la colonne représentant la partie basse du monde céleste et habituellement réservée à l’intercession, se trouve une triade qui appartient au monde des hommes puisque c’est à cet endroit que s’élève la statue de l’empereur Léopold et les armories des deux Autriche, base de son pouvoir.

Cette statue montre le souverain agenouillé et en prières, il porte une épée dorée et est coiffé d’une couronne de lauriers ; vêtu d’une armure et d’un grand manteau, il pose une main sur son cœur, l’autre main est dirigée vers le monde des hommes,  son visage s’élève vers le ciel, Léopold intercède auprès de la Trinité en lui demandant de sauver ses sujets des maux qui les affligent. Cette place de l’empereur au même niveau que les panneaux symbolisant les actions de la Trinité, montre bien que celui-ci s’est hissé, dans le monde intermédiaire entre ciel et terre. Près de lui se trouve un angelot qui lui tend la couronne impériale, signe, rappelons-le, de domination sur l’ensemble de la chrétienté

Ainsi, l’empereur s’est hissé au rang des intercesseurs à l’égal des saints dont les statues figurent sur les autres colonnes de la peste. Par comparaison avec la Mariensaüle de Vienne où elle n’était qu’exprimée, la glorification du pouvoir impérial est ici évidente.

À suivre

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