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mercredi 18 avril 2018

Le stoïcisme d' EPICTETE :un art de vivre (12)

LE PHILOSOPHE DANS LA SOCIÉTÉ QUI L’ENVIRONNE (suite de l’article précédent)

CONCLUSION : LA DOCTRINE D’ÉPICTÈTE  EST-ELLE APPLICABLE À NOTRE SOCIÉTÉ ?

Apparemment, la doctrine d’Épictète est aux antipodes des modes de pensées du 21e siècle :

Épictète ne se contentait que du strict nécessaire, alors que notre époque manifeste une quête constante de surconsommation.

Épictète maîtrise ses désirs et les désagréments qui peuvent en être la conséquence, en cherchant en lui une valeur qui pourrait les contrebalancer, alors que nous vivons selon un trialisme : désir impérieux- plaisir éphémère-nouveau désir impérieux.

Épictète assume le fait que le corps évolue indépendamment de l’âme et se dégradera du fait  de la vieillesse, la maladie et la mort, alors que notre société tente désespérément de préserver la jeunesse de son corps et se son esprit.

Épictète accepte, en les assumant, tous les aléas de la vie, alors que pour les êtres humains de notre temps, chaque incident de parcours déprime ou révolte.

Épictète ne cherche qu’à vivre selon la place que le Destin lui a fixée, alors que maintenant, celui qui ne tente pas de s’élever socialement pour gagner plus d’argent ou être mieux considéré est ravalé à la classe de "ceux qui ne sont rien".

Épictète prône l’impassibilité et l’humilité, préférant souvent garder le silence, alors que les êtres humains de notre temps aspirent à se valoriser aux yeux des autres en se vantant même de ce qu’ils ne connaissent pas et en jouant le personnage qu’ils prétendent être.

Épictète ne porte  jamais de jugement sur autrui et se refuse à leur donner des conseils, alors qu’à notre époque la plupart des conversations consiste à critiquer les absents, à se moquer d’eux et aussi à asséner des conseils aux autres dont ils n'ont que faire.

Tout ce qui précède montre, à l’évidence, deux conceptions diamétralement opposées de l’être humain et de la société qui l’entoure. Dans ces conditions, on peut se poser la question de savoir si, actuellement, on pourrait vivre selon les conceptions d’Epictète.

Pour moi, la pensée d’Epictète est doublement utopique :
   . D’abord parce qu’elle présuppose que l’homme dispose effectivement de la liberté pleine et entière de son esprit et qu’il est capable d’en jouir effectivement, ce n’est hélas pas le cas de la majorité des êtres humains qui s’inventent des alibis ou se donnent de fausses raisons pour se justifier à leurs yeux de tous les errements qu'ils commettent.
   . Ensuite, parce que la mise en place d’une telle doctrine sonnerait le glas de toute vie sociale, chacun étant en effet occupé à rechercher l’ataraxie sans se soucier des autres, sans éprouver ni désir ni envie ; ce comportement me semble en contradiction avec l’instinct grégaire que manifestent tous les hommes.

Pourtant, beaucoup de règles édictées par Epictète pourraient être suivies avec profit dans la société actuelle comme le montre cette liste qui pourrait servir de base à un remodelage des rapports sociaux :
   . Ne parler qu’à bon escient et seulement de ce que l’on connaît.
   . Ne pas se vanter à tout propos.
   . Ne pas chercher à dominer les autres.
   . Ne pas envier les autres, en être jaloux ou les critiquer.
   . S'accepter tel qu'on est.
   . Privilégier la quête du bonheur sur celle de l'argent.

Si ces idées simples contenues dans le manuel d’Epictète étaient appliquées, la vie en société serait plus épanouissante pour chacun et plus paisible pour tous.

A suivre

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