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mercredi 20 juin 2018

LA « TENTATION DE SAINT ANTOINE » DANS L’ART (7) : le retable d'Issenheim peint par MATTHIAS GRÜNENWALD

Suite de l'article précédent

La représentation de la deuxième tentation de Saint Antoine de Matthias Grünewald fait partie d’un grand polyptyque qui servait de retable à l’église des Antonins d’Issenheim en Alsace (actuellement au Musée Unterlinden de Colmar). Afin de ne pas effectuer trop de digressions, je mentionnerai en notes jointes les renseignements complémentaires afférents à cet article ainsi qu'aux suivants.. (Note 1 : l’origine de l’ordre des Antonins)

Le retable comporte une partie sculptée attribuée à Nicolas de Haguenau et une partie sur bois  peinte vers 1516  par Matthias Gotthardt Neithardt dit Grünewald . La représentation de la tentation de saint Antoine est située dans la partie interne du retable et n’est visible que lorsque tous les volets sont ouverts.

La photo ci-dessous  (la predelle n,est pas représentée)  permet d’en reconnaître les divers éléments

   1 la rencontre de Saint Paul avec saint Antoine.
   2 saint Augustin en costume épiscopal.
   3 à son pied, à genoux, Guy Guers, le commanditaire du retable.
   4 saint Antoine habillé comme jamais il ne l’a été avec un manteau somptueux, il porte une mitre alors qu’il n’a jamais été évêque. A ses pieds, se trouve un cochon, un de ses attributs.
   5 saint Jérôme portant le chapeau cardinalice, à ses pieds est représenté un lion.
   6 la tentation de Saint Antoine dont la description sera donnée dans les deux articles qui vont suivre.

NOTE 1
Les Antonins était un ordre religieux de moines hospitaliers chargé de soigner des malades atteint d’une affection  très grave et incurable appelée « mal des Ardents » ou aussi « la peste de feu » que l’on attribuait à une punition de Dieu envers les mécréants. Une circonstance fortuite fit de saint Antoine, un saint thaumaturge capable de guérir de cette terrible maladie. En 1070, Jocelyn de Chateauneuf rapporta de Constantinople une relique du saint ermite d’Egypte et la déposa dans un village appelé la Mothe aux Bois. Après que quelques  guérisons miraculeuses soient survenues, le culte de la relique se développa et un pèlerinage s’organisa. En 1088, un pèlerin  appelé Guerin de Valloire, guéri de la  « peste de feu », décida de fonder une communauté chargée de s’occuper des malades et créa un hôpital placé sous le vocable de saint Antoine. Cet hôpital fut constitué en un ordre religieux en 1247 par le pape Innocent IV. L’ordre essaima dans toute  l’Europe car le mal des ardents sévissait partout. C’est en 1298 que fut fondé le couvent des Antonins à Issenheim. 

A suivre

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