REMARQUE
. Tous les articles de ce blog ont été rédigés par moi-même sans emprunt littéral à d'autres auteurs, ils sont le fruit d'une documentation personnelle amassée au cours des ans et présentent ma propre vision des choses. Après tout, mon avis en vaut bien d'autres.
. Toutes les citations de mes articles proviennent de recherches sur les sites gratuits sur Internet



Mon blog étant difficilement trouvable par simple recherche sur internet, voici son adresse : jeanpierrefabricius.blogspot.com

jeudi 21 juillet 2016

Un regard sur ANGKOR (CAMBODGE) (22) Le temple de BANTHEA SREI

LES TYMPANS REPRÉSENTANT LES LOPAKALA

Ces tympans ont un rôle essentiellement protecteur des cella afin de les protéger des influences maléfiques. Quatre de ces Lopakala sont représentés sur les huit que comporte la tradition religieuse hindouiste.

Trois de ces gardiens surmontent les trois fausses portes des cella :
   . Au Nord (4),  est représenté KUBERA dieu des richesses souterraines, gardien des neuf trésors,  régent des océans et des rivières et gardien du nord. Il est représenté sur le char Pushpaka. Ce char aérien est à la fois un palais merveilleux qui charge de forme à la volonté de ses occupants et pourvoit à tous les désirs.
   . A l’Ouest (5), se trouve VARUNA, dieu des eaux célestes et souterraines et gardien de l’ordre céleste et de l’ouest, sa monture normale est le makara mais il est représenté ici sur un char tiré par des oies.
   . Au Sud (6), figure YAMA, qui garde le ciel des morts, juge ceux-ci et inflige des tourments à ceux qu’il a damné, il est le gardien du Sud et est représenté sur sa monture habituelle, le buffle, celui-ci est porté par trois atlantes mi-hommes, mi-lions.

A l’Est (3),  un seul gardien est  représenté sur le tympan du porche menant au Mandapa, INDRA, seigneur du ciel, roi des dieux avant qu’il ne soit supplanté par Çiva et Vischnou, ses armes sont la foudre (VAJRA ) et son arc figuré par l’arc en ciel. Il est gardien de la direction de l’Est. On ne le trouve pas sur les tympans des vraies portes des deux prasat latéraux ;  en effet ceux-ci sont gardés par les dieux auxquels ils sont dédiés, Civa et Vichnou.

Indra est aussi représenté sur le premier gopura, celui qui ouvre sur l’esplanade et sur la cité, en signe évident de protection, c’est cette sculpture qui est figurée ci-dessous, Indra est juché sur sa monture habituelle, Aivarata, un éléphant à trois têtes.

mercredi 20 juillet 2016

Un regard sur ANGKOR (CAMBODGE) (21) Le temple de BANTHEA SREI

LES TYMPANS DES BIBLIOTHÈQUES (suite)

Le tympan ouest de la bibliothèque nord présente également un épisode de la vie de Khrisna. A cette époque régnait à Mathura un roi méchant et sans scrupules appelé Kamsa. Kamsa avait une soeur nommée Devaki qui devait se marier au prince Vasudera.

Lorsqu’il conduisait Devaki au mariage, Kamsa entendit une voix venue du ciel qui le prévint que le huitième enfant de sa soeur le tuerait. Le prince Vasudera accepta de lui remettre tous les enfants à naitre pour qu’il les tue. Vasudera pût néanmoins sauver son  7e puis son  8e enfant (Krishna qui en réalité est une incarnation de Vichnou ). Ce récit ressemble fort à celui de la naissance de Zeus.

Plus tard, Krishna  revint au palais et tua Kamsa. C’est la scène du meurtre qui est figurée sur le tympan.

Le décor représente un riche palais (1) comportant deux étages et constitué de colonnes ciselées surmontées de chapiteaux. Entre les colonnes sont représentés des rideaux relevés. Les toits sont construits en terrasses sur lesquelles sont construits de petits pavillons.

Au premier étage, se trouve un pavillon surélevé. C’est là que Krishna (2) tue Kamsa (3) Il le tient par les cheveux et s’apprête à lui trancher la gorge. Dans les autres pièces du palais, se trouvent de nombreux personnages, les uns regardent vers l’extérieur  (4), les autres au rez-de-chaussée sont entrelacés (5). De part et d’autre du palais se trouvent deux guerriers sur leurs chars, sans doute Krishna et Arjuna (6) selon ce que j’ai pu en lire.

À suivre...

mardi 19 juillet 2016

Un regard sur ANGKOR (CAMBODGE) (20) Le temple de BANTHEA SREI

LES TYMPANS DES BIBLIOTHÈQUES (suite)

La bibliothèque nord fait face au temple de Vichnou et présente à l’Est un épisode tiré du Mahabharta appelé l’incendie de la forêt de Khandava. Arjuna et Krishna (un Avatar de Vichnou) se sont rendus dans un endroit retiré et calme, ils voient arriver un brahmane souffrant qui leur demande de la nourriture.

Alors, le brahmane révèle qu’il est Agni, le dieu du feu ; il leur dit : «  ce n’est pas de nourriture dont j’ai faim, sachez tous deux que je suis le feu, donnez moi la nourriture qui me convienne. Sans cesse, Indra protège cette  forêt  de Khandava de l’incendie, je ne puis pas la brûler car elle est protégée par Indra car c’est là que réside le serpent Taksaka, c’est pour lui qu’avec ses troupes, le porteur de foudre protège la forêt de l’incendie » (Mahabharata 1.215.5-7)


Arjuna et Krishna (1 et 2) décident d’aider Agni à incendier la forêt de Khandava (3). Le roi serpent Taksaka (4) implore Indra d’arrêter le feu destructeur. Indra (5) monté sur sa monture habituelle Airavata ( éléphant à trois têtes) envoie la pluie (6). Alors Arjuna et Krishna bandent leur arc et envoient des bordées de flèches si serrées qu’elles forment un écran (7) empêchant la pluie d’éteindre l’incendie. Dans la forêt, les animaux fuient le feu (8) qui ravage tout.

dimanche 17 juillet 2016

Un regard sur ANGKOR (CAMBODGE) (19) Le temple de BANTHEAY SREI

LES TYMPANS DES BIBLIOTHÈQUES (suite)

Le tympan ouest du prasat sud évoque un autre épisode du Ramayana : le dieu de l’amour Kama (1), obéissant à l’ordre des dieux qui ont été chassés du ciel par les démons, lance une flèche sur Civa (2) alors en méditation après le suicide de sa parèdre Sati, afin d’éveiller en Civa des sentiments d’amour pour Parvati (3) (qui est d’ailleurs une réincarnation de Sati). Seul, en effet, l’enfant de Çiva et de Parvati pourrait rétablir la puissance des dieux en vainquant les démons.

Le mont Kailasha est figuré comme une pyramide, En dessous de Çiva se trouve des ascètes (4) en  prières, en dessous encore des orants (5) ayant des têtes d’animaux. Le dernier registre est occupé par des gens du peuple accompagnés de leurs animaux (6). Enfin au dessus de ce registre est représenté Nandi (7), le taureau , monture de Çiva.

Il n’est  représenté sur ce tympan  que la première partie de l’histoire ; Çiva, mécontent d’être dérangé dans sa méditation, ouvre son troisième œil et foudroie Kama. Il faudra d'autres interventions divines pour vaincre les démons, ce sera l'histoire de Durga que j'évoquerai postérieurement.

Ce  tympan est, comme le précédent, ceint  par une guirlande de rinceaux floraux  terminée par un makara recrachant un démon. (8)

À suivre...

vendredi 15 juillet 2016

Un regard sur ANGKOR (CAMBODGE) (18) Le temple de BANTHEAY SREI

LES TYMPANS

Selon ce que j’ai pu observer, lors de ma visite du temple de BANTHEAY SREI, il m’a semblé que les tympans des édifices de ce temple pouvaient se classer en trois types :
     . Les tympans narratifs, on les trouve au niveau des bibliothèques, ils racontent  une histoire ayant trait au dieu à qui était dédié le prasat qui lui fait face : épisodes concernant Çiva au sud et Krishna (avatar de Vichnou) au nord.
     . Les tympans ne comportant qu’une simple représentation de Dieu au centre de la composition, elle est entourée sur le reste du tympan de rinceaux végétaux en volutes sur lesquels de petits personnages semblent s’accrocher. Chacun de ces Dieux est accompagné d’un signe distinctif qui permet de le reconnaître et en particulier de sa monture. Cette représentation concerne en particulier les Lopakala (divinités gardiennes des directions)
     . Les tympans comportant un motif central représentant un dieu en action dans une de ses manifestations mentionnées dans les textes sacrés de l’hindouisme.
 
LES QUATRE TYMPANS DES BIBLIOTHÈQUES


Le tympan Est de la bibliothèque Sud face au prasat de Çiva représente un épisode du Ramayana. Le démon  RAVANA (1) reconnaissable à ses multiples bras et ses multiples têtes tente de secouer le mont Kailasha, résidence de Çiva (3) et de Umma (4), représenté sous la forme d’une pyramide (2).

Çiva pose simplement son pied sur le sol pour stabiliser la montagne.

Les étages inférieurs de la pyramide comportent des ascètes et des orants en position yogique  ayant les mains jointes  (5) et des hommes à têtes d’animaux également en prières (6) ; de part et d’autre de Ravana, les habitants de la forêt (7) fuient.

La forme ondoyante qui limite le fronton en formant des guirlandes de rinceaux se termine par la tête d’un makara. Le makara est un animal mythique de l’Inde à trompe d’éléphant, à dents de crocodile et à queue de poisson, représentée dans ce tympan par les volutes florales. Dans cette scène, le makara recrache un démon.

À suivre

jeudi 14 juillet 2016

Un regard sur ANGKOR (CAMBODGE) (17) Le temple de BANTHEAY SREI

Le fait que la construction ait été effectuée dans une pierre de grès solide permet de se faire une idée de la splendeur des temples khmers de l’époque de Rajendravarman II à deux points de vue :
     . Les structures architecturales sont parfaitement conservées,
     . Les reliefs et en particulier les tympans sont dans un état d’excellente conservation.

Les photos ci-dessous présentent trois aspects de l’ARCHITECTURE  du temple de BANTHEAY SREI :

La photo de gauche montre l’aspect du prasat sud vu du côté Est. La forme  de la pyramide qui surmonte la cella comporte une réduction à chaque étage de la base avec un tympan central cantonné de deux  montants encadrant une fausse porte. Entre chacun de ces étages,  une forte moulure structure l’élévation. Enfin, au sommet, se trouve un dôme semi-spherique surmonté d’un petit stupa

La photo du centre représente la façade latérale  du Mandapa du prasat central dont on aperçoit, à gauche, une partie de la pyramide. Le  Mandapa est encadré du porche d’entrée et de la galerie reliant le Mandapa à la cella. Sa façade  comporte une porte surmontée d'un tympan dont les ondulations figurent une guirlande évoquant le corps d’un Makara. De part et d’autre de cette porte, se trouvent deux fausses fenêtres aux barreaux de pierre moulurés. Le mur du Mandapa est entièrement ciselé de carreaux qui ressemble à de la  faïence. Les toitures sont composées de rangées de briques posées en encorbellement les unes au dessus des autres selon le système employé dans les pyramides des prasat.

La troisième photo représente une bibliothèque : elle comporte une nef centrale encadrée de deux bas-côtés. La façade de la nef centrale possède un magnifique portail composé de trois formes ondoyantes superposées, celle du bas formant  le tympan proprement dit. Les deux bas-côtés sont surmontés en façade  de demi-tympans qui masquent la demi-voûte de brique de leur toiture. Une petite fenêtre  à barreaux de pierres ciselés est percée sur le mur latéral séparant la voûte de la nef de celle du bas-côté.

Ces trois photos montrent, selon moi, les formes architecturales et décoratives des temples khmer de l’époque et révèlent leur somptuosité originelle.

À suivre...

mercredi 13 juillet 2016

Un regard sur ANGKOR (CAMBODGE) (16) Le temple de BANTHEAY SREI

Le BANTHEAY SREI

Avant de décrire  les constructions de Yashodharapura 2, je voudrais évoquer ici le temple de BANTHEAY SREI. Ce temple, situé à une trentaine de kilomètres d’Angkor, fut consacré en 967 pendant la dernière année du règne de Rajendravarman II.

Dans un état de conservation exceptionnelle, Il représente pour moi la quintessence de la sculpture khmère,  témoigne de l’imprégnation des Khmers aux grandes épopées et concepts religieux de l’Inde hindouiste et permet d’imaginer la somptuosité des autres temples d’ Angkor.

Cet état de conservation est dû à l’utilisation pour la construction  d’une pierre de grès de couleur rouge,  facilement ciselable, qui durcit très vite et permet une grande solidité de l’ensemble ; en conséquence, les reliefs sculptés sont bien conservés en particulier au niveau des tympans, des linteaux et des montants de porte.

Le temple de BANTHEAY SREI n’est pas une fondation royale, il fut fondé par Yahnavaraha, maître à penser de Rajendravarman II et précepteur de son fils ; à ce titre, ce dignitaire détenait une influence considérable sur le roi et était membre de son entourage immédiat. Il est probable que c’est cette position élevée qui fit que le temple eut droit à un linga comme ceux des temples royaux, sans toutefois que soit accolé le nom du fondateur à celui de Çiva. Ce linga était en effet dédié à TRIBHUVAMAHRESHVARA, ce qui signifie Çiva maître des trois mondes ( TRIBHUVANA =trois mondes, MAHRESHVARA= une des apparences de Civa).

Architecturalement,  le BANTHEAY SREI correspond au style du Pre-rup comme le montre le plan ci-dessous :

   . Une première porte orientée vers l’est  (A) ouvre à la fois sur une esplanade menant au temple (B) mais mène aussi à, la petite agglomération qui se trouvait à son pourtour. Actuellement, on ne retrouve trace ni d’une palissade en bois, ni d’un fossé en eau qui devait ceindre la cité.
   . L’allée (B) qui conduit au temple est bordée de bâtiments longs et étroits de même aspect que les galeries du Pre-Rup.
   . Au bout de  cette esplanade s’élève  l’enceinte extérieure (C), de forme quasiment carrée, elle comporte un simple muret qui s’ouvre par deux portes situées à l’Est et à l’Ouest.
   . Passée la porte Est, on accède à une nouvelle allée bordée de deux vastes plan d’eau (D) qui entouraient  la partie centrale du temple en sorte que celui-ci semble être construit sur une île. Ces bassins sont actuellement comblés.
   . La partie centrale comporte deux enceintes (E et F) . entre ces deux enceintes sont construites, comme au Pre-Rup, de longues galeries sur tout le pourtour (G)

Passée l’enceinte intérieure, on se trouve au cœur du temple. Il est constituée de deux ensembles :
     . Deux «  bibliothèques » au nord et au sud (H)
     . Trois tours-sanctuaires dédiées respectivement à Civa (J)) au sud, au linga TRIBHUVAMAHRESHVARA, (K) au centre et à Vichnou (L) au nord. Ce type de sanctuaire à trois cella était habituellement dédié à la Trimurti, Brahma, Vishnu et Civa ; ici, comme au Pre-Rup, la présence du linga central fit que l’on ne construisit pas de temple à Brahma. Ces trois tours-sanctuaires sont érigées sur un plateforme accessible par un podium. De part et d’autre des escaliers, se trouvent des statues représentées un genou en terre et ayant diverses têtes, oiseau, singe, lion et homme.
     . La cella centrale est précédée d’Est en Ouest d’un porche, puis d’une salle appelée aux Indes Mandapa (M) et enfin par un couloir donnant sur le saint des saints ;  ce type d’adjonction n’est pas original à l’architecture khmer, il était employé aux Indes, c'est le cas, entre autre, au Kailasanathar de Kanchipuram construit durant le règne du roi Rajasimha  (685-705).


À suivre...

lundi 11 juillet 2016

Un regard sur ANGKOR (CAMBODGE) (16) YASHODHARAPURA 1

LE TA-KEO, nouveau temple d’Etat de JAYAVARMAN V (968-1001)

Sitôt qu’il atteignit sa majorité, le nouveau roi entreprit d’édifier à la fois une nouvelle capitale et un nouveau temple d’Etat.
     . Sa capitale appelée JAYENDRANAGARI fut établie à l’ouest du Baray oriental, elle se reliait à l’ancienne par bateau en passant par le MEBON oriental puis en accostant sur la voie qui menait au Palais Royal et à Yashodharapura
     . Son temple-montagne, le TA-KEO dédié à Çiva sous la forme habituelle du linga royal, se trouvait le long de  cet axe. Son entrée principale à l’est était relié au Baray par une route.
Encore une fois se trouvaient appliquées les règles géomanciques présidant aux constructions khmères avec alignement du temple-montagne, de l’eau et de la nouvelle ville.

Le temple, commencé en 975, probablement consacré vers 1000  et jamais terminé, représente une importante évolution de l’art khmer tout en respectant les caractéristiques générales des temples de cette époque ; c’est ce que montre le plan et la photo de la partie centrale du temple ci-dessous :

   . Une double enceinte (1) ouverte par des portes soit cruciformes et à gopura à l’ouest et à l’est, soit par des portes simples dans les autres directions (2).
   . Une pyramide centrale (3) sur trois niveaux accessible par des escaliers axiaux,
   . Cinq prasat établis en quinconce sur la plateforme sommitale (4),
   . De longs bâtiments étroits construits parallèlement aux enceintes orientales (5),
   . Deux bibliothèques (6).



Dans ce temple apparaissent trois innovations qui seront désormais appliquées dans la plupart des temples d’Angkor :

La première concerne le matériel employé pour la construction : le Ta-Keo est le premier temple construit entièrement en grès extrait dans les carrières du Phnom Kulen. La brique y est absente. Cette pierre est solide mais se sculpte difficilement.

La deuxieme innovation, indiquée en rouge sur le plan, concerne la galerie établie directement au dessus du podium de l’enceinte intérieure et faisant le tour de la terrasse en reliant les portes. Aux angles sont construites des tours en forme de gopura de construction similaire à celle des prasat. La galerie, comme les bâtiments notés (5) sur le plan, comporte des fenêtres  aveugles du côté extérieur et ouvertes sur l’intérieur.

Cette galerie est étroite (1m40) et elle ne comporte pas de portes, ce qui fait penser qu’elle était surtout décorative. Le problème se pose aussi de sa toiture, il ne semble pas que le bel ordonnancement des pierres surmontant les piliers ait été couvert de pseudo-voûtes en  encorbellement que l’on trouvera ultérieurement. On peut penser qu’il existait une charpente couverte de tuiles.

La troisième évolution concerne les cinq prasats de la plateforme supérieure : on ne trouve pas les tours simples d’autrefois avec trois fausses portes  et une seule porte d’accès à la cella située à l’est ; désormais, les tours-sanctuaires présentent quatre portes dans les quatre directions cardinales, chaque porte étant précédée d’un petit vestibule de plan carré. Cela donne un aspect quadriforme aux prasat. Cette innovation se généralisera ensuite.

L’architecture du Ta-Keo préfigure donc l’architecture des temples ultérieurs avec ses deux innovations majeures : les galeries surmontant le podium et les prasat cruciformes. Celles-ci seront reprises ensuite, améliorées et totalement maîtrisées au BAPHUON et surtout à ANGKOR-VAT et au BAYON.