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. Tous les articles de ce blog ont été rédigés par moi-même sans emprunt littéral à d'autres auteurs, ils sont le fruit d'une documentation personnelle amassée au cours des ans et présentent ma propre vision des choses. Après tout, mon avis en vaut bien d'autres.
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samedi 27 septembre 2014

IMPRESSIONS DE CURE THERMALE (3)

suite de l'article précédent

La vie mondaine ayant déserté les villes thermales, les grands hôtels sont soit en ruines, soit ont été démolis, soit ont été reconvertis :
   . à Contrexeville par exemple, beaucoup  ont été transformés en appartements et vendus par lots, un hôtel est devenu un lycée hôtelier, un autre accueille actuellement la mairie...
   . À Vittel, les hôtels les plus prestigieux ont été rachetés par une société privée de loisirs qui offre à ses clients toute une gamme d'activités (golf par exemple) sans aucun rapport avec le thermalisme, un autre hôtel est devenu l'hôpital local, un autre la mairie...

Les ruines du principal hôtel de MARTIGNY LES BAINS dans les Vosges témoignent de cette dégradation. : le grand hôtel de l'établissement a été amputé d'un étage puis abandonné, il n'en subsiste que les murs qui menacent de s'écrouler.

Les casinos existent toujours mais ils accueillent surtout une clientèle venue des villes avoisinantes, par contre, autant que j'ai pu le constater, on n'y voit guère de curistes.

De même beaucoup des villas construites à l'époque de la splendeur des villes d'eaux sont fermées et se dégradent lentement et sûrement.

Sous les pavillons où jaillissent les sources, toute vie conviviale et mondaine a pratiquement disparu, les gens viennent, pour beaucoup, remplir les bouteilles d'eau de leur consommation quotidienne.

Les thermes menacés de fermeture ont du s'adapter pour survivre. Elles le firent au moyen d'une double mutation de leurs clientèle :

      . elles se mirent à soigner les malades en faisant reconnaître la qualité de leurs eaux par les services publics afin de se faire agréer par la sécurité sociale pour traiter certaines pathologies. Cet agrément, est un double sésame :
           - il est communiqué aux médecins qui peuvent prescrite une cure de trois semaines adaptée à chaque malade,
           - il permet aux malades de demander une prise en charge de la cure par la sécurité sociale, ce qui ouvrit la pratique des cures à toutes les couches de la société.

     . À côté de cela fut conservé un secteur destiné à une clientèle riche de gens bien-portants, venus uniquement par souci de remise en forme, de bien être, de loisirs et de paraître. Bien évidemment, ce secteur n'est pas pris en charge ni par la sécurité sociale ni par les mutuelles ; sont-ils les héritiers de la bonne société qui venaient aux eaux au 19ème siècle? Absolument pas, car la notion de soins thermaux n'entre aucunement dans leur motivation.
À SUIVRE

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