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lundi 14 avril 2014

PRINCEPS ET GÉNÉRIQUES (12) : conclusion (fin)

DES LUEURS D'ESPOIR ?
Peut-on espérer que la situation s'améliore tant au niveau du dualisme générique/princeps qu'à celui des médicaments en général ?

Bien entendu ! Et cela pour de nombreuses raisons :

   D'abord parce que la recherche médicale progresse très vite depuis le déchiffrage de nombre de protéines puis génome humain, il est probable que l'on comprendra bientôt les  interactions des principes actifs sur l'organisme.

   Ensuite, parce que des contrôles croissants seront mis en place si la pratique du tiers-payant est effectivement imposée aux médecins : non seulement, il sera possible de vérifier la quantité de génériques prescrits sur les ordonnances, mais aussi de dénoncer les multiples abus des pratiques médicales : arrêts de travail indus, visites médicales à répétition pour certains patients hypocondriaques, ordonnances de plusieurs pages,  déviations constatés du principe du médecin traitant ... Il faut faire en sorte que les médecins ne se considèrent plus comme un état dans l'Etat, si la persuasion ne réussit pas, il sera nécessaire que des sanctions soient prises. Encore faut-il que l'Etat les impose !

   Également parce qu'on peut noter une participation croissante dans les débats des professeurs et chefs de service des grands hôpitaux publics. Alors que les laboratoires pharmaceutiques préservent toujours jalousement les fruits de leur recherche, ces chefs de service n'hésitent pas à prendre partie, à dénoncer les pratiques illicites... Il me semble évident que c'est par le biais de l'hôpital public que la recherche devrait s'effectuer en toute transparence pour la raison toute simple que l'hôpital public est encore l'émanation de la Nation et est à son service et non à celui des intérêts particuliers (enfin, espérons-le !). C'est dans le cadre de cette émergence du contre-pouvoir de l'hôpital que l'on peut placer cet excellent livre sur les médicaments inutiles et dangereux qui a permis l'éveil des consciences et n'a scandalisé que ceux qui se sentaient coupables de les fabriquer, de les prescrire et de les vendre.

   Enfin, la défiance envers les médicaments née des multiples scandales dont ils furent la cause à conduit nombre de gens à reconsidérer leur position face aux autres médecines : homéopathie, phytothérapie, cures thermales, acupuncture, ostéopathie.... Pour ma part, j'en suis un adepte convaincu et je remarque que de nombreux médecins commencent aussi à reconsidérer le problème : " je ne suis pas contre. me disait l'un d'eux, l'essentiel est que cela vous soulage ! "

Ainsi, il y a beaucoup plus d'occasion d'espérer que de manifester un pessimisme exagéré ; il est probable que le problème du dualisme princeps/générique sera probablement très vite dépassé ; il se posera alors le problème de la place des médicaments dans la politique de santé : pour le résoudre, il faudra que la Nation exige par le biais de l'Etat qui en est l'émanation, que l'intérêt général passe avant les intérêts particuliers des laboratoires pharmaceutiques et des médecins et pour cela que l'Etat puisse contrôler toute la chaîne qui va de la conception du médicament à sa délivrance en pharmacie.

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